Jaume Plensa s’inscrit dans la longue tradition des sculpteurs catalans, dont il est aujourd’hui le premier représentant, qui ont pensé leur œuvre dans un dialogue entre mémoire méditerranéenne et universalité. Depuis plusieurs décennies, le sculpteur déploie sur la scène internationale un corpus qui interroge la condition humaine à l’échelle de l’espace public.
Depuis la célèbre Crown Fountain du Millenium Park de Chicago jusqu’à son installation dans l’abbatiale San Giorgio Maggiore pour la Biennale de Venise en 2015, ses figures silencieuses traduisent dans l’espace une méditation profonde sur l’identité, la vulnérabilité et le langage. Corps tissés de lettres, alphabets entremêlés, visages aux yeux clos absorbés dans une intériorité dense : cette iconographie suggère que l’humain est un texte en devenir ; la création, un palimpseste de langues et de cultures.
Après avoir découvert et aimé le Carré Sainte-Anne pour « l’intensité qui émane de ses murs, de ses pierres et de sa lumière », Jaume Plensa propose une installation de grande ampleur, notamment deux grands visages métalliques suspendus, pensée pour la verticalité de la nef et pour son histoire singulière. Une rencontre rare qui interroge les notions de contemplation et d’élévation, comme la capacité de l’art contemporain à tisser des liens entre des mémoires et des territoires.
Jaume Plensa. Mirage
DESCRIPTIF TECHNIQUE
16 x 24 cm, 64 pages, 50 illustrations, cartonné contrecollé
20 € – ISBN : 978-2-35906-512-1L'AUTEUR
Numa Hambursin, critique d’art et commissaire d’exposition, directeur du Mo.Co, Montpellier.
COÉDITEUR
Coédité avec le Carré Sainte-Anne, Ville de Montpellier
PARUTION
En librairie le 24 juillet 2026.
• Cet ouvrage est publié à l’occasion de l’exposition Mirage, de Jaume Plensa, présentée au Carré Sainte-Anne, Montpellier, du
3 juin au 1er décembre 2026.
• Avec cet ouvrage, Lienart poursuit avec le Carré Sainte-Anne une collection démarrée en 2011 et forte de 18 volumes.
• Une œuvre magistrale à découvrir : deux immenses visages, baptisés Les Invisibles, qui se font face, un doigt posé sur les lèvres. Conçues en mailles métalliques, ces sculptures semblent flotter dans l’espace et invitent le visiteur à ralentir, à écouter et à contempler, en s’écartant du monde saturé de messages et de bruit. Au sol, ce sont d’autres sculptures qui s’imposent : de très beaux visages en albâtre et trois taillées à partir de poutres en bois.
